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08.10.2006
Du débat, de la clarté et des enjeux majeurs
Durant ces dernières semaines, le débat au parti socialiste semblait confu: il y avait 6 prétendants officiels, et deux qui ne s'étaient jamais réellement déclarés (Martine Aubry et Bernard Kouchner).
On y voit désormais plus clair, même si on le savait depuis longtemps. Bien évidemment Martine Aubry et Bernard Kouchner n'allaient pas être candidat. Il était très probable que Jack Lang ne prendrait pas plus de risques qu'il n'en avait pris à la Mairie de Paris, tout comme François Hollande n'allait pas se déclarer contre Ségolène Royal. Quant à Lionel Jospin, il n'était pas décidé à y aller; sinon il serait revenu depuis longtemps, au moins lors du Congrès du Mans. Par contre, il semble décidé à intervenir dans le débat, ce qui paraît logique et souhaitable de la part d'un homme politique qui a brillament marqué la gauche et le pays.
En tout cas, le flou a été savamment entretenu mais désormais on entre dans le vif du sujet. 3 candidats, 3 lignes politiques. 2 hommes et une femme en compétition pour prouver qu'il ou elle sont les plus aptes à battre la droite et à gouverner le pays.
Les prochaines semaines vont être déterminantes pour le Parti Socialiste et pour la gauche, car désormais le débat va devenir audible. Les militants auront la dure tâche de se projeter 6 mois en avance pour choisir le (la) meilleur(e) pour porter haut les couleurs du socialisme.
On sait que les électeurs se déterminent de plus tard, près de 20% ne savent pas ce qu'ils vont voter lorsqu'ils partent de chez eux pour le bureau de vote. C'est pourquoi les militants vont devoir anticiper ce que sera la campagne, choisir celui qui saura le mieux gouverner la France (car à quoi sert-il de gagner si ce n'est pas pour servir au mieux les français?), bref se déterminer en prenant en compte un peu plus que les sondages... car les sondages d'automne n'ont jamais prédit le vote du printemps, sinon Michel Rocard, Edouard Balladur et Lionel Jospin auraient été présidents, Le Pen n'aurait jamais été au second tour en 2002 et la France aurait voté massivement Oui.
C'est à cet exercice démocratique difficile que seront confrontés d'abord les militants socialistes, ensuite les français. Il est à espérer qu'ils fassent le meilleur choix pour le pays et pour la planète, tant les défis sont importants: emploi, logement, pouvoir d'achat, inégalités en France; désastre climatique, terrorisme, inégalités Nord-Sud au niveau planétaire.
Quant à nous, nous restons persuadés que DSK est le mieux armé pour rassembler la gauche, battre la droite et gouverner dans l'intérêt de la France, tout en portant une vision solidaire et pragmatique dans un monde toujours plus instable.
Stéphane
20:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Socialiste, DSK, Vanves, 92, Hauts-de-Seine, présidentielle, 2007
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