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21.10.2006
DSK : 57 ans, s'est engagé de longue date dans la vie politique ...
DSK est insuffisamment connu du grand public, car il ne recherche pas les "sunlights" mais oeuvre pour le parti socialiste depuis plus de vingt ans. Il a connu l'entreprise, l'administration, le monde des affaires, l'Europe, l'international, la banque, la finance, l'économie, mais aussi le social avec ses mandats de député et d'adjoint au maire... Bref, il a un profil de véritable homme d'état, qui connaît bien tous les rouages de l'économie et de la vie politique et internationale. Un homme accompli, donc !
Dominique Strauss-Kahn (dit DSK) est né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), membre du Parti socialiste (PS).
Après avoir séjourné durant son enfance au Maroc qu'il doit quitter suite au tremblement de terre d'Agadir, puis à Monaco, il étudie à HEC et à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques.
Il devient professeur d'économie à l'Université de Nancy 2 (1977-1980) puis à l'université de Nanterre (à partir de 1981) et à l'École nationale d'administration. Après un passage comme professeur à HEC, il enseigne aujourd'hui la microéconomie et la macroéconomie à l'IEP de Paris.
En 1971, il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie d’amitié avec Denis Kessler (futur vice-président du MEDEF et à l'époque membre de l'extrême gauche). Ce dernier devient son assistant à Nanterre et ils écrivent ensemble, en 1982, L’épargne et la retraite.
Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement au milieu des années 70, il lie son destin à celui de Lionel Jospin.
En 1982, il entre au Commissariat au plan, dont il devient commissaire-adjoint.
En 1986, il est élu pour la première fois député de Haute-Savoie, et réélu en 1988, mais dans le Val-d'Oise cette fois-ci. Il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991).
En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu'aux élections législatives de 1993, puis devient avocat à la Cour.
En 1993, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence. Cette même année, il crée le cabinet DSK Consultants pour exercer le métier d'avocat d'affaires.
En 1994, Raymond Lévy, alors PDG de Renault, crée le « Cercle de l’Industrie », un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles, où il côtoie notamment Vincent Bolloré et Louis Schweitzer, et dont il devient le vice-président.
Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il épouse Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentant l'émission politique dominicale Sept sur Sept. Elle renonce à son magazine hebdomadaire lorsque Dominique Strauss-Kahn est nommé ministre, suite à la victoire de la gauche aux élections législatives de 1997.
En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et Dominique Strauss-Kahn devient une pièce maîtresse du gouvernement. Les bons résultats de l'économie française, le retour de la croissance (forte en France à la fin du XXe siècle) et la baisse du chômage (avec environ 300 000 créations d’emplois dans le secteur marchand, l'année 1998 a été la meilleure pour l’emploi depuis 1969), font que DSK devient un poids lourd du gouvernement et du parti socialiste.
Cette position centrale au sein du gouvernement lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Cependant, au cours de la campagne, affirmant ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional, c'est Jean-Paul Huchon qui est mis en avant et qui devient président du conseil régional. Il ne conserve son mandat que le temps de retrouver son siège de député après sa démission du gouvernement le 2 novembre 1999.
DSK réussit à imposer la TVA à 5,5% sur les travaux du bâtiment, afin de relancer l'activité du secteur.
DSK tente d'organiser son influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.
Alors que Jacques Chirac remporte l'élection présidentielle et que l'UMP dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, pour la législature (2002-2007), dans la 8e circonscription du Val-d'Oise.
À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.
En parallèle, il co-fonde le club de réflexion À gauche en Europe avec Michel Rocard et dont Marisol Touraine est aujourd'hui la présidente .
Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis, le courant Socialisme et démocratie dans le Parti socialiste.
DSK anime un des premiers blog d'homme politique national; il fait figure de référence (et l'un des plus visités) en la matière dans le monde politique, avec celui d’Alain Juppé .
En mai 2005, il sort un DVD en faveur du « oui » au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe. DSK s'investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». A l'issue d'une campagne particulièrement animée, le « non » l'emporte en France à plus de 54%.
Il confirme pour la première fois à l'université d'été 2005 du PS à La Rochelle vouloir être « candidat à la candidature » pour l'élection présidentielle de 2007. Il souhaite pouvoir incarner la « rénovation » au sein du Parti socialiste.
DSK a soutenu la motion 1 – dont le premier signataire est François Hollande –, qui a été soumise au vote des militants au congrès du Mans en novembre 2005. Avec près de 54% des voix des militants, cette motion sort majoritaire, les autres motions font une synthèse autour de François Hollande.
Dominique Strauss-Kahn est, depuis novembre 2005, secrétaire national du Parti socialiste en charge des élus. Il s'occupait auparavant du volet économique du futur projet socialiste pour 2007. Il reste cependant membre de la commission du projet présidé par François Hollande.
Il compte, parmi ses proches en politique, sur le soutien d'une équipe regroupant Jean-Christophe Cambadélis, Pierre Moscovici, Alain Richard, Claude Evin, Jean-Paul Huchon, etc. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard. Il est également soutenu par Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente au sein du Mouvement des jeunes socialistes.
Le 17 janvier 2006, il énumère 15 propositions, sur des sujets variés (sécurité sociale professionnelle, ZEP, service public de l'environnement, nouvel urbanisme, choix énergétiques, etc). Sur la question du vote des immigrés, il souhaite « renverser la table » : plus que d'accorder le droit de vote aux étrangers, accorder la nationalité aux étrangers qui font acte de citoyenneté en allant voter.
Depuis mai 2006, DSK a lancé officiellement ses comités de soutiens départementaux et locaux (plus de 88 au début) et son site de campagne à l'investiture DSK 2007.
Ouvrages écrits par DSK :
Inflation et partage des surplus ; le cas des ménages. Cujas, 1975. (avec la coll. d'André Babeau, et André Masson). Economie de la famille et accumulation patrimoniale. Cujas. 1977. La Richesse des Français- Epargne, Plus-value/Héritage. (avec la coll. d'André Babeau). Paris: PUF, 1977. Collection « L'économiste » dirigée par Pierre Tabatoni. Enquête sur la fortune des Français. Pierre Bérégovoy : une volonté de réforme au service de l'économie 1984-1993. Cheff, 2000. (avec la coll. de Christian Sautter) La flamme et la cendre, Grasset, 2002 Oui, lettre ouverte aux enfants d'Europe. Grasset et Fasquelle, 2004. DVD pour le Oui à la constitution, 2005 365 jours, journal contre le renoncement, Grasset 2006
Mandats
02/04/1986 - 14/05/1988 : député 13/06/1988 - 16/06/1991 : député 20/03/1989 - 18/03/1990 : membre du Conseil municipal de Sarcelles (Val-d'Oise) 19/03/1990 - 17/06/1995 : membre du Conseil municipal de Sarcelles 17/05/1991 - 02/04/1992 : ministre délégué à l'Industrie et au commerce extérieur 03/04/1992 - 29/03/1993 : ministre de l'Industrie et du commerce extérieur 18/06/1995 - 18/03/2001 : membre du conseil municipal de Sarcelles (Val-d'Oise) 18/06/1995 - 03/06/1997 : maire de Sarcelles 01/06/1997 - 04/07/1997 : député 04/06/1997 - 18/03/2001 : adjoint au maire de Sarcelles 04/06/1997 - 02/11/1999 : ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie 15/03/1998 - 02/04/2001 : conseiller régional d'Ile de France. 02/04/2001 - 18/06/2002 : député
Mandats en cours depuis 2002 :
Député du Val-d'Oise Adjoint au Maire de Sarcelles, Val-d'Oise Président de la communauté d'agglomération Val de France
(extraits du blog de soutien de Maison-Alfort)
13:10 Publié dans Propositions de DSK | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Socialiste, DSK, Vanves, 92, Hauts-de-Seine, présidentielle, 2007
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