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04.11.2006
La campagne au sein du PS est "passée du virtuel au réel", selon Dominique Strauss-Kahn
La CHAPELLE SUR ERDRE, Loire-Atlantique (AP)
Dominique Strauss-Kahn a réaffirmé vendredi ses priorités et a tâché de faire valoir sa différence par rapport aux autres candidats socialistes au cours d'un meeting réunissant plus de 700 sympathisants à la Chapelle-sur-Erdre, à une dizaine de kilomètres de Nantes.
"J'ai le sentiment que les choses bougent", a expliqué le député du Val-d'Oise aux journalistes, quelques minutes avant la réunion publique. Interrogé sur le soutien massif apporté par de nombreuses fédérations et certains poids lourds du PS, dont Jean-Marc Ayrault, à Ségolène Royal, M. Strauss-Kahn s'est montré piquant en lançant: "J'en connais beaucoup qui regrettent de s'être engagés si tôt avant que le débat ait lieu et qui maintenant se disent qu'ils auraient pu rester plus calmes." "Les militants ne sont plus comme par le passé à suivre les consignes", a-t-il ajouté au sujet du vote du 16 novembre.
"La campagne interne fait qu'on est passé du virtuel au réel", a souligné Dominique Strauss-Kahn convaincu que ses arguments sont entendus par les militants du Parti socialiste. "Les thèmes qu'on commence à discuter ne sont plus uniquement ceux de Ségolène Royal. On est en train de recentrer la campagne autour d'autres thèmes que les idées qu'elle avait avancées" a-t-il noté.
Rappelant devant ses sympathisants que sa priorité "c'est l'économie et le social", le député du Val-d'Oise en a profité pour égratigner sa rivale, la présidente de Poitou-Charentes sur le thème de l'ordre et de la sécurité. "Le rappel à l'ordre ne constitue pas à soi seul un projet politique. Et quand je vois que c'est une formule reprise par la droite, cela me confirme dans ma pensée que nous devons chercher ailleurs", a averti M. Strauss-Kahn.
Toujours à propos de Ségolène Royal et de sa baisse dans les sondages en sa faveur, Dominique Strauss-Kahn a estimé que "les militants sont en train de sortir de la pression des sondages" alors que "les sondages sont le seul argument de ceux qui la soutiennent".
Enfin, le député du Val-d'Oise est revenu sur la fonction du chef de l'Etat en arguant que "le pouvoir doit être entre les mains du président de la République". "Ce n'est pas parce que le président actuel donne l'impression de ne rien faire qu'il faut croire qu'il n'a pas de pouvoir."
La première partie de l'intervention de Dominique Strauss-Kahn à la tribune a été interrompue par Alain Malardet, le président de la confédération maritime. Ce dernier s'est emparé du micro au nom des victimes de la marée noire de l'Erika et a interpellé M. Strauss-Kahn. "Ségolène Royal, en tant que présidente de la région Poitou-Charentes, avait promis de nous aider et vous, M. Strauss-Kahn, est-ce que vous aussi vous oublierez les victimes malgré vos promesses?" Légèrement troublé, le candidat socialiste a repris le fil de son discours après quelques hésitations.
AP
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15:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Socialiste, DSK, Vanves, 92, Hauts-de-Seine, présidentielle, 2007