13.01.2008

ENSEMBLE POUR VANVES.COM

Bonjour

Le site de campagne des socialistes de Vanves pour la campagne municipale est désormais disponible sur:

ENSEMBLE POUR VANVES.COM

Nous vous rappelons que l'élection aura lieu les dimanche 9 et 16 mars 2008

Bonne semaine

13.06.2007

DSK sur Europe 1

Mardi 12 Juin DSK était l’invité de Jean Pierre Elkabbach dans son émission matinale. On y retrouve l’actualité des législatives, mais également son argumentaire contre la TVA sociale.Le lien ici

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Bon visionnage

03.02.2007

Lancement du manifeste de Socialisme et Démocratie !

Bonjour à toutes et à tous,

Lors de la réunion nationale de ses réseaux, le 17 décembre 2006, Dominique Strauss-Kahn a proposé la mise en chantier d’un « manifeste social-démocrate ».

L’idée n’est pas de « figer » une fois pour toute une identité mais de mieux définir un socle d’analyses, de valeurs, d’orientations politiques communes à un certain nombre de militants et d’acteurs, dans et hors du parti socialiste.

La rédaction de ce manifeste bénéficiera évidemment de l’important travail idéologique et programmatique qui a déjà été mené depuis 2002 par DSK et l’ensemble des réseaux de Socialisme et Démocratie et d’A Gauche, en Europe. Mais elle doit aussi permettre à tous ceux qui le souhaitent de contribuer à la réflexion collective autour de cette nouvelle identité sociale démocrate qui a été assumée par Dominique Strauss-Kahn à l’occasion de la primaire : que recouvre exactement cette notion en terme de valeurs, d’objectifs politiques et de méthode ? Comment se positionne-t-elle par rapport aux diverses traditions politiques de la gauche et de la société française ? Comment intègre-t-elle, au-delà des grandes questions économiques et sociales traditionnelles du socialisme, les nouveaux grands enjeux : l’enjeu écologique, l’enjeu démocratique, la prise en compte de l’individualisme contemporain,… ? A quel projet historique peut-elle correspondre à court et moyen terme ? A quel idéal de société et de civilisation renvoie-t-elle à long terme ? Sur quels acteurs et rapports de force peut-elle effectivement s’appuyer ?

Nous sommes pleinement engagés aujourd’hui dans la campagne présidentielle de notre candidate, Ségolène Royal. Mais il n’est pas inutile de poursuivre parallèlement une réflexion collective sur ces questions. Car les réponses à celles-ci seront aussi les chantiers de la victoire. La gauche française aura besoin demain de ce peuvent lui apporter Dominique Strauss Kahn et tous ceux qui veulent faire vivre en France un espace social démocrate.

Géré par un groupe de pilotage représentatif de la sensibilité sociale-démocrate sur les territoires, ce blog est destiné à accueillir toutes les contributions visant à nourrir la rédaction de ce manifeste. Un bilan d’étape sera effectué à la fin du mois de février. Puis un texte de synthèse sera mis en discussion.

Comment déposer vos contributions?

Deux options s'offrent à vous. Soit en laissant votre contribution en commentaire sur le blog du manifeste de Socialisme et Démocratie. Soit en envoyant vos textes à l'adresse suivante: dsk@gauche-en-europe.org .

A vos plumes !

Equipe DSK

Extrait du blog de DSK: ici

Bloc-notes de Jean-Christophe Cambadélis n°21

1/ Sarko veut rester le premier flic de France

Nicolas Sarkozy a réservé son premier meeting à Poitiers. S’agissait-il d’un lointain hommage à la bataille de Vouillé, dont c’est l’anniversaire (507) ? là où Clovis stratège fonda le royaume Franc dans la défaite d'Alaric II. Il est peu probable que Raffarin ou même ses « plumes » lui aient soufflé la parabole. Et oui, Sarkozy n’est ni de Gaulle, ni Mitterrand.

La comparaison n’était pas, à vrai dire, sans risque. Clovis se voulait successeur de l’Etat romain, héritier en Occident de la tradition politique, religieuse et culturelle romaine. Car cette dernière après la chute de l’empire de l’occident était exsangue.C’est un peu cela Sarkozy ! Il guerroie pour unifier les droites alors que la culture bonapartiste est exsangue et celle des libéraux sans fondement.

Alors, il se veut le successeur de Chirac, son continuateur sous d’autres formes, mais sans autre forme. Comment comprendre autrement ce discours sur le pouvoir d’achat. Ce lointain écho à la fracture sociale. Ces emprunts à la gauche fut déjà celle de Chirac minaudant sur son flirt avec le PCF dans le 5ème arrondissement ou sa signature de l’appel contre l’arme nucléaire. Mais là où Chirac finissait par être convaincu, par un texte écrit par d’autres, et finalement passait à autre chose ! Nicolas Sarkozy lui, saute d’un discours à l’autre, d’un positionnement à un autre. C’est le Tarzan de la politique délaissant la liane qu’il vient de saisir: l’essentiel est de progresser ! Avec Sarkozy, point d’Histoire, point de parabole. L’efficacité du marché est aux commandes.

On croyait l’homme mettant ses pas dans ceux de Bush. Moins à la mode il est vrai. Ses récentes déclarations économiques et sociales sur le contrat unique, les heures supplémentaires, le travail style Mac Do ou le CNE, nous permettaient d’envisager le choc frontal. On supputait une plume gaullienne, prenant de haut le « machin » Europe et balayant, d’un revers de manche, l’entrée de la Turquie. Et l’on ne trouve qu’un Chirac, à l’arrivée, godillant dans le cloaque. Revenant sur le CNE parce que mal compris, réajustant son Europe à la hauteur mini d’un traité ; poussant les siens à mordre les mollets, pendant qu’il se drape dans celui qui n’en est pas. Et puis revenant à la limitation du droit de grève ou à l’instauration d’une franchise pour les dépenses de santé. Vous vous souvenez du Chirac 95, Séguin, Madelin, c’est le remake Sarko. Alors évidemment lorsqu’il se fait piquer les doigts dans la confiture qui révèle sa vraie nature, il n’est pas content notre Président des Hauts de Seine.

Pensez donc ! Lui l’homme impartial enquêtant sur un « rebelle » de Ségolène pour voir si il n’y aurait pas de quoi faire un scoop. Ce n’est pas bon pour l’image ! Cela ne fait pas rupture ! On croirait presque de la « barbouzerie pasquaïenne » ! Moi qui croyais naïvement que Pasqua après l’affaire de l’écoute du PS le jour où Henri Emmanuelli l’a emporté sur DSK, au poste de 1er Secrétaire, avec le soutien de Laurent Fabius et de François Hollande et l’abstention de Lionel Jospin… Je m’égare !! Bref depuis cet épisode, je croyais qu’il n’y avait plus d’enquête sur les partis politiques. On nous répond : c’est pour suivre les mouvements terroristes. Bigre ! Greenpeace terroriste ! Hulot ne va pas être content et Charles Hernu, « paix à son âme », applaudit ! Pire ! Lorsque les gazettes narrent que la maréchaussée a utilisé l’ADN pour récupérer le scooter du fiston. Cela fait désordre. Surtout lorsqu’on sait qu’ils sont 24 policiers à se relayer autour de la famille Sarkozy. Soit les Français vont se demander combien vaut la recherche de cet ADN, soit ils vont moquer le premier flic de France qui se fait faire les poches, à la barbe et au nez de sa garde rapprochée.

Soyons sérieux. Ces épisodes démontrent deux choses. D’abord Nicolas Sarkozy n’a pas changé. Sous le masque de velours, la mâchoire de l’homme de pouvoir claque. Julien Dray qui, parait-il, a fréquenté le couple Sarkozy, lui a envoyé un message clair et net : « la fin ne justifie pas les moyens ». Ceci ne nous rajeunit pas et Lionel Jospin en fit en son temps une variante sur l’interdépendance entre la fin et les moyens ! Mais je m’égare à nouveau !

Pour Sarkozy tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Et voilà pourquoi il garde jusqu’au bout son poste de Ministre de l’Intérieur. Pourtant ce n’est pas rien : 1er flic de France, organisateur des élections, dépositaire des grands et petits secrets de la République. Et puis sondons l’inconscient : Qu’est-ce que c’est que ce présidentiable qui veut rester flic ? Cela cache quoi ? Cela révèle quoi ? Sarkozy a gardé du bonapartisme que Fouchet et même Persinny, plutôt que Morny, le symbole de la gauche dans les mots, mais toujours le bidule dans la tête.

2/ Si Royal est le vote utile face à Sarkozy, Bayrou est un critique pas inutile

Puisqu’on vous dit qu’un journaliste ne renonce jamais à un angle. Nous vous avions prévenu dans ces colonnes : après la quinzaine Hulot, il y aurait la quinzaine Bayrou puis José Bové, pour terminer par un remake très prisé : Le Pen. « La der » de Rocky Balboa, près de 80 ans et il remonte sur le ring pour faire peur aux honnêtes gens.

Bon, puisque la quinzaine du blanc est terminée, abordons celle du bleu. Comme tout le monde je tressaille au titre : « La tentation Bayrou ». Comme tout le monde, j’ouvre mon journal le cœur battant pour me précipiter sur le sondage du jour. Là, je me gratte la tête : il est au centre pour 53% des Français, jusque là il n’y a pas de quoi prendre les eaux à Pau. Mais le sondage ajoute : « ni à gauche, ni à droite 22% ». Ni à gauche, ni à droite, ni au centre, c’est quoi ? Ce doit être l’extrême centre ! Bref, 75% des Français le situent dans un « entre deux ». Et si on suit les sondages, il est courageux mais ne propose pas de solutions nouvelles pour le pays et surtout il n’a pas la stature d’un chef d’état.

Voyez-vous, il n’en faut pas plus pour être une « tentation ». Et c’est parti, les DSKistes lorgnent vers lui, plus étonnant les amis de Laurent Fabius aussi. Je n’avais pas vu que l’ancien ministre des Finances regardait de ce côté-là. Mais ce sont ses amis regroupés dans un mystérieux groupe Spartacus… au ministère des Finances. Le ministre avait dû les laisser là en partant. Avec un tel pseudo il est évident qu’il n’y avait que François Bayrou dans le champ politique. Et Bayrou et ses amis, tout goguenard et la mine contrite, déclarent sous le manteau « Y en a plein de chez DSK qui nous rejoignent ». Je ne comprends toujours pas pourquoi lorsqu’il y en a beaucoup, Bayrou ne publie pas de liste ? Mais un démocrate chrétien, c’est bien connu ça ne ment pas monsieur ! ça évoque façon puzzle…

Comme toujours la presse amplifie, traque, débusque le phénomène souvent pour le caricaturer à coups de sondages. J’évoquais la semaine dernière un « plan B » : Bayrou, Buffet, Besancenot et aujourd’hui Bové. Pourquoi Bayrou dans cette galère ? Lionel Jospin évoquait en son temps, où il polémiquait avec les amis de Michel Rocard, sur le fait indéniable que le centre était à droite. Et que ce dernier « deviendrait intéressant lorsqu’il aurait cessé d’être dans cette alliance ». Je crois que Bayrou commence à devenir intéressant car il est plus « un opposant à Sarkozy qu’un concurrent de Ségolène ». Un homme de droite qui prend ses distances avec la candidat de la droite. Voila qui n’est pas négligeable.

Hep ! Je vous rattrape par le col. Il n’y a là ni appel à Bayrou, ni changement d’alliance, ni soutien déguisé pour mieux savonner la planche de notre candidate. Non, parce que je vous connais avec vos interprétations, extrapolations abusives, sous entendus subversifs. Bayrou rejoint simplement le camp de ceux qui constatent que Sarkozy pour la France, c’est tout simplement : pas possible. Le fait qu’il le fasse sous le drapeau du « ni Ségolène, ni Sarkozy » ne change rien à l’affaire. Il était dans une alliance, certes contrainte, avec l’UMP et Chirac. Il n’y est plus. Que dirait-on si le PS avait dit le cinquième sur le PCF et les Verts. Ce serait : cinq colonnes à la Une : « La gauche éclate ! »

Eh bien voila ! Sarkozy ne fait pas l’unanimité à droite. Sarko regardant cette « dérive » veut la briser en débauchant des élus de l’UDF. Bayrou présente-il un danger ? C’est préjuger que Ségolène Royal pourrait dévisser. Ce que je ne crois pas. D’abord, le vote utile fonctionnera. N’oubliez pas la dernière quinzaine Le Pen. Ensuite parce que même entamé, l’électorat féminin considère que l’on ne passe rien à cette dernière par machisme militant. Enfin, l’anti Sarkozy est un puissant levier de mobilisation à gauche. Si Ségolène Royal est le vote utile face à Sarkozy, Bayrou est une critique pas inutile. Pour le reste Bayrou mange du pain blanc.

Plus on va se rapprocher de la présidentielle, plus la question de quelle majorité pour gouverner va se trouver posée. L’alliance de bonnes volontés cela ne fait pas un programme. L’UMP et le PS n’ont pas le même programme et celui du Béarnais n’est pas le leur. Alors la victoire de Bayrou c’est l’instabilité. C’est à coup sûr à l’Assemblée une majorité hostile au Président. Par contre Bayrou peut aider à changer de cap, comme le réclament toutes les gauches et les écologistes.
Oui notre démocratie est en crise.
Oui le programme libéral l’accroît.
Oui Sarkozy et son « tout marché » ne peut régler ni les défis écologiques ni les défis sociaux et encore moins les défis civiques. Changement de cap ou replatrage.

Bayrou s’en sort avec un fusil à un coup. Je gagne. C’est un peu court jeune homme ! Mais après avec qui gouvernez-vous ? Vous avez fait un pas en rompant avec l’UMP, n'y revenez pas ! Encore un effort. Dites que vous n’excluez pas de soutenir la gauche. Sinon vous n’êtes pas centriste, mais un bon rabatteur de voix.

Bayrou réserve ses flèches contre le système, très bien ! Il pointe les défauts de l’Etat impartial de Sarkozy, tant mieux ! Pourquoi voulez-vous que nous boudions ceux qui nous rejoignent dans le combat ? Sa logique serait d’évoquer la possibilité de travailler un jour avec la gauche. Mais peut-être a-t-il en poche un billet de retour ?

En tout état de cause et au-delà de l’écume des choses, la critique Sarkozy par Bayrou n’est pas l’expression d’une nouvelle donne, mais participe à la nouvelle donne de la gauche. Tout comme celle de la totalité des organisations syndicales. Notons avec intérêt les récentes déclarations de Chérèque à propos du projet Sarkozy, après celles de la CGT, de FO et de l’UNSA. Au-delà des sondages, il se constitue un vrai bloc de rejet de la droite sarkozienne.

3/ C’est au tour de Bové

José Bové se lance. Nous ne voulons pas nous en mêler mais nous refusons de nous en défier. D’abord parce que le « Bové nouveau » n’est pas ou pas tout à fait dans l’hostilité vis-à-vis du PS. L’appel du philosophe Onfray, les déclarations de Clémentine Autain, de Patrick Braouzec ou Yves Salesse sont maintenant claires. Sarkozy-Royal ce n’est pas du pareil au même. Ensuite parce que José refuse de s’enfermer dans le non au traité constitutionnel. Enfin parce que si nos désaccords sont nombreux voir difficilement surmontable contrairement à ceux de Voynet ou Buffet, la charge de José Bové ramène au combat contre la droite au pouvoir des gens qui s’enfermaient dans le dépit.

Mais nous voudrions faire une recommandation. Il serait tout aussi inutile de courir derrière Bayrou que de lorgner vers José Bové. Les socialistes ont moins besoin de marqueur au centre ou à la gauche de la gauche que d’un dessein étayé pour changer la France.

Pour le reste, si on veut battre Sarkozy au deuxième tour autant s’en donner les moyens dès le 1er tour. Soit en votant pour Ségolène Royal, soit en évitant d’abîmer sa candidature. Car pour l’instant, l’anti-sarkozysme est supérieur à la sarkomania.


Extrait du blog de Jean-Christophe Cambadélis: ici

28.01.2007

Disparition de l'Abbé Pierre

La voix, qui avait retenti sur les ondes de radio-Luxembourg au cours du terrible hiver 1954 pour défendre les sans logis, s’est éteinte hier matin à l’hôpital du Val-de-Grâce.

Je veux ici exprimer mon profond respect pour les actions menées par l’abbé Pierre depuis un demi-siècle en faveur des laissés pour compte. Notre République a perdu aujourd’hui l’un de ses justes. Fondateur de la première communauté Emmaüs en 1949, l’abbé Pierre a tout au long de sa vie porté haut les valeurs qui fondent notre pacte social. En luttant sans relâche contre les injustices et les souffrances humaines, il a donné tout son sens au beau mot de solidarité.

Au-delà de l’hommage légitime qui lui est dû, il faut poursuivre le combat qu’il avait engagé pour l’accès de tous à un logement décent. La mobilisation, depuis plusieurs semaines, des Enfants de Don Quichotte sur les bords du canal Saint-Martin prouve, s’il en est besoin, que la question du logement est au cœur du combat pour l’égalité réelle.


La seconde réflexion que m’inspire la disparition de l’abbé Pierre porte plus largement sur la place du mouvement associatif dans la transformation de notre pays.

Ma conviction est que ces acteurs ne peuvent plus être laissés à l’écart par les pouvoirs publics. Ils doivent être pleinement associés aux changements que nous voulons mettre en place dans la société française. C’est un problème de méthode.


C’est vrai dans le domaine environnemental comme l’a montré l’action constante de Nicolas Hulot en faveur d’une prise de conscience collective des dangers qui menacent la planète.

C’est vrai dans le domaine de l’action culturelle et sportive comme je peux l’observer chaque jour dans la collectivité où je suis élu.

C’est vrai pour l’éducation populaire, pour l’action sociale dans les quartiers, pour les missions humanitaires et pour tant d’autres domaines.


Tous ces corps intermédiaires sont le poumon de notre République, ses vigies. Ils alertent autant qu’ils agissent. Ils pointent du doigt les échecs des politiques conduites par les gouvernements de gauche comme de droite. J’en prends ma part de responsabilité et je formule un souhait en forme d’exigence. Nous devons, nous politiques, nous appuyer sur le savoir-faire et le ″savoir-être″ du monde associatif pour bâtir ensemble une France plus juste.


dsk



Extrait du blog de DSK: ici

Bloc de note de Jean-Christophe Cambadélis n°20

Frapper sur le même clou : Sarkozy

Je vous conseille le slam de « grand corps malade » sur la ville de Saint-Denis. Cela parle de notre France : celle qui vit, crée, combat et souffre. C’est autre chose que la France « papier glacé» de Nicolas Sarkozy. Cette France qui « réconcilierait l’ancien régime et la République ». Celle qu’il veut partager avec le Front National. Nicolas Sarkozy s’est avancé, il a hésité puis défini sa France : « la rente et l’abstinence ». D’abord la rente ! Tout ce qui permet de faire fructifier le capital au détriment du travail est appelée à la barre : le bouclier fiscal comme arme fatale pour défaire l’ISF. Le contrat unique comme glaive de la flexibilité. Les heures supplémentaires hors cotisation pour précariser les retraites. Le tout présenté dans un bas de soie : le travail.

Quant à l’international, Nicolas Sarkozy dresse le portrait d’une France qui s’abstiendrait de fixer un chemin pour l’Europe ; De déterminer une juste position vis-à-vis de l’Amérique de l’après Bush ; De proposer une ligne Franco Européenne au Proche orient et face aux bruits de bottes en Iran ; De répondre aux défis des « ateliers du nouveau monde » que sont la Chine et l’Inde. Nicolas Sarkozy est bien dans la continuité de Chirac, « l’ambivalence du drapé et le coup de menton ». Il nous faut frapper sur un seul clou, Sarkozy est une continuité dangereuse pour la France. Il faut renvoyer Nicolas Sarkozy a ce qu’il a été et sera : la continuité de Raffarin et Villepin. Celle que la France a sanctionnée dans les urnes et dans la rue.

Le PS et le « plan B »

Il est nécessaire que la Parti socialiste ait un « plan B » : « Bayrou, Buffet, Besancenot ». Le « bon usage » de ces trois candidatures, au-delà d’un 1er tour réussi, conditionne le succès du second. Nicolas Sarkozy a réussi médiatiquement à installer l’idée, d’une réddition du fortin Chiraquien ; renvoyé Villepin à ses gargouilles ; marginalisé, si ce n’est vassalisé de Villiers et contenu la charge de Bayrou.

Il se présente donc comme le candidat unique de l’UMP et le champion de toutes les droites. L’union sacrée du camp conservateur, ne va pas de soi, on le verra ! Mais dans l’instant c’est « l’apparence d’un quarteron de ministres derrière leur maître ».

La campagne participative, qui se veut méthode et réalité du changement présente l’immense avantage de démontrer que la gauche s’occupe des Français pendant que la droite se chamaille. Les Français ne la boudent pas. Et elle permet aussi de contourner le côté « cul plombé » de certaines sections et de mobiliser autour du PS. Ce qui ne fut pas obligatoirement le cas lors de la présidentielle de 2002. Elle reste toujours valide mais se déploie dans un nouveau climat. Où Nicolas Sarkozy « candidat sans entrave » multiplie les propositions, qu’il a oublié de mettre en œuvre dans ses gouvernements.

A l’évidence « l’on veut » que Ségolène Royal rentre dans cette bataille. Ce qui serait une erreur vis-à-vis du dialogue engagé avec des Français pour bâtir ensemble le changement ; Ou de cette nouvelle donne où Sarkozy semble maître de son camp. Sarkozy abat ses atouts, gardons nos cartes en mains. Et s’il y a candidature unique, cela fait une cible unique.

La montée de Bayrou, la persistance de Buffet et la tentation de Bové, offrent la possibilité au PS d’une contre offensive : souligner la césure à droite et la volonté anti libérale à gauche. Il ne s’agit pas de faire de la mandoline sous les balcons des trois « B ». Mais de démontrer qu’il existe dans le pays une majorité pour rompre avec les années Chirac et son « libéralisme sans boussole ». Il y a un axe de fait pour un vrai changement. Ainsi le PS ne se substitue pas à la candidate. Il augmente ses marges, au 1er comme au second tour. En installant ce paysage, il crée de la dynamique et protège la candidate de toute velléité d’un « pareil au même ».

Dominique Voynet « sauvée du Hulot » !

La non candidature de l’animateur de TF1 est à la fois sage et raisonnée. Sage car une fois son pacte écologique signé par tous, il était difficile de se présenter, puisque sa non signature devait être le prétexte à la candidature de Hulot.

Raisonnée parce qu’il vaut mieux dans ce moment de « basse eau » de la politique être un auteur qu’un acteur. Mais voilà un renoncement qui fait le bonheur des Verts. Ceci redonne en apparence de l’espace à nos amis. En apparence seulement car si Hulot se retire en raison de l’engagement des candidats pour son pacte écologique, cela sous entend que Nicolas Hulot admet plus ou moins leur engagement. Fort de ce brevet écologiste en bandoulière, les candidats seront difficilement bousculés en ce domaine par la candidate des Verts.

Il y a donc urgence pour nos amis de signer un pacte de gouvernement avec le PS. Ils démontreront l’utilité des verts à peser concrètement et écologiquement dans la politique. Dominique Voynet est « sauvée du Hulot ». Elle doit maintenant nager vers nous. Et le PS doit nager vers elle. Il y a urgence à bâtir une alliance durable et visible en ce domaine. Car si Hulot s’est retiré, il a jeté un trait d’encre sceptique sur l’engagement écologiste des candidats. Il y a ici non seulement un problème de fond. Mais aussi un gisement de voix.

Il règne comme un harcèlement médiatique

Décidément la moindre formule de Ségolène Royal est disséquée, amplifiée, déformée. Lorsque à propos du Québec elle dit que les peuples sont souverains. Nos amis Canadiens, qui en ce domaine ont la gâchette facile, traduisent « elle est implicitement souverainiste ». Franchement ce n’était pas « Vive le Québec libre ». Mais le simple constat que les Québécois vont voter et qu’ils doivent être libres de le faire. Mais il est devenu à la mode de la brocarder comme il l’était hier de l’encenser. Les récentes sorties politiques du 1er secrétaire n’ont pas aidé, mais c’est maintenant dépassé, parait-il.

Quant à nous, contrairement à ce qui est écrit ici ou là, nous ne sommes ni dans l’amertume, ni dans la flagornerie. Nous revendiquons le droit d’être nous même et utiles dans une campagne, où nous ne demandons rien et Ségolène Royal doit faire ce qu’elle veut.

DSK fut le premier à pilonner Sarkozy. Et à la lecture actuelle des argumentaires il n’a pas été sans influence. Il n’a pas applaudit toutes les déclarations de Ségolène Royal. Et alors ? Ce n’est ni son rôle, ni son statut, ni même ce qu’« on » lui demande. Il fut présent lors du rendez-vous au QG de campagne dans un moment délicat. Car il ne se trompe pas de combat. Bref, il est libre et loyal, dans la bataille.

Extrait du blog de jean-Christophe Cambadélis: ici

21.01.2007

Royal charge DSK d'une mission sur la fiscalité

La candidate PS demande à Dominique Strauss-Kahn de faire des propositions sur "les réformes du système de prélèvements".

Ségolène Royal a confié jeudi 11 janvier à l'ancien ministre de l'Economie et des Finances Dominique Strauss-Kahn, ainsi qu'à trois autres parlementaires PS, le soin de lui faire des propositions en matière de fiscalité et de dépense publique en vue de l'élaboration dans les prochaines semaines de son programme pour la présidentielle.

Ce faisant, elle fait une place dans son équipe à son ancien rival malheureux de la primaire du PS. Il sera épaulé dans cette tâche par le député fabiusien Didier Migaud, le sénateur François Marc et le député Eric Besson, par ailleurs secrétaire national du PS à l'Economie.

"Un euro dépensé doit être un euro utile"

Dans un communiqué, la candidate fixe la feuille de route: "établir un diagnostic et des propositions sur l'efficacité de la dépense publique" et "sur les réformes du système de prélèvements". "Ces propositions nourriront le programme présidentiel", dit-elle.

Ségolène Royal rappelle également les principes qui guideront son action en matière d'impôts et de dépenses publique, débat "légitime et même indispensable" en vue des élections: "un euro dépensé doit être un euro utile", "pas d'augmentation des prélèvements obligatoires, réduction des déficits, financement des priorités sociales et remise en cause des avantages fiscaux des plus privilégiés".

Jeudi, le patron du PS François Hollande avait estimé que 200.000 contribuables, dont le salaire excède 4.000 euros net, verraient leurs impôts repartir à la hausse si le PS remporte les élections du printemps. Ce sont ceux "qui sont dans les deux plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu", a-t-il précisé dans "Le Parisien". "Il ne s'agit que d'une remise en cause des baisses d'impôts sur les plus hauts revenus proposés par la réforme Villepin 2007", a-t-il dit.

Fabius "disponible"

Autre adversaire de la candidate dans la primaire du PS, Laurent Fabius n'a toujours pas intégré le dispositif de campagne. "Je suis disponible", avait-il pourtant glissé mardi. Interrogé jeudi sur la place que l'ancien Premier ministre pourrait occuper, Julien Dray, porte-parole de Ségolène Royal, a répondu: le PS "est en train de mettre en place des réunion participatives: il va avoir à (en) animer". (AP)




Extrait du Nouvel Observateur: ici

L'Europe comme devoir

Saddam Hussein a été exécuté hier, peu avant 6 heures du matin. Nous ne le regretterons pas, mais certains commentaires sur sa mort me laissent pantois. Tout d'abord, parce qu'on ne saurait faire de la mort d'un homme un jour de joie, quel que fut son passé. Robert Badinter, citant Jaurès le jour de l'abolition de la peine capitale en France, disait : « La peine de mort est contraire à ce que l'humanité depuis deux mille ans a pensé de plus haut et rêve de plus noble ». Le sang du tyran ne lavera pas celui de ses victimes.

Ensuite, parce que sa mort ne résout rien. Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque Georges Bush déclare que c'est « une étape importante sur la route de l'Irak vers une démocratie ». Sans évoquer le fameux rapport Baker, un autre rapport, fourni par le Pentagone lui-même et daté du 18 décembre , évalue à 22% la hausse du nombre d'attaques sur un an en Irak. La mort de Saddam Hussein ne peut qu'entraîner ses partisans à plus de représailles et plus de violence, faisant encore gonfler ce chiffre.

Qui plus est, sa disparition ouvre la voie à d'autres dictatures en devenir, pour la plupart liées à l'intégrisme religieux. Elles sauront mieux que personne se nourrir de la haine anti-américains que Washington a été si efficace à attiser.

L'Irak aurait depuis longtemps dû sonner le glas de la méthode unilatérale d'intervention des Etats-Unis. Et pourtant, l'entêtement et l'aveuglement semblent les seuls recours envisagés. Une question me taraude : Où est l'Europe ? Je suis convaincu qu'il n'y a pas de fatalité au terrorisme. Mais on le combattra plus efficacement par l'encouragement au développement économique que par l'occupation militaire. L'Europe aurait pu, aurait dû, être le messager de cette troisième voie. Son silence et ses déchirements n'en sont que plus assourdissants. La relance de l'Europe n'est pas seulement indispensable pour les européens dans la mondialisation. C'est aussi un devoir pour le Monde.


dsk



Extrait du blog de DSK: ici

Notre société est en péril

Bonjour à toutes et à tous,

La lutte contre les inégalités est constitutive de l’identité social-démocrate. Dès 2004, je soulignais dans un ouvrage publié à la Fondation Jean-Jaurès, Pour l’Egalité Réelle, l’accroissement rapide des inégalités dans notre pays et l’inefficacité de notre modèle à mettre un terme à ce que j’appelle les inégalités de destin. Dans 365 Jours, Journal contre le renoncement (2006), je rappelais la nécessité de combler les écarts de revenus grandissants entre les Français et l’urgence à remettre en marche l’ascenseur social. Tous les jours, à Val-de-France, la communauté d’agglomération que je préside et qui est la plus pauvre de France, la montée des inégalités est une réalité contre laquelle je me bats.

Quelques semaines avant la fin de l’année, différents éléments viennent corroborer ce constat.

Une récente étude de testing menée dans six villes du Val-de-Marne est parvenue à la conclusion qu’en moyenne 14% des médecins refusent de recevoir des patients parce qu’ils sont bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Ce chiffre grimpe jusqu’à 39% pour les dentistes. Ils refusent ainsi de se soumettre à une double obligation, à la fois déontologique et légale.

La Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) a statué : ce refus de soin est une discrimination. Elle en appelle aux instances disciplinaires de l’ordre des médecins pour faire respecter aussi bien le code de déontologie que la loi. C’est une urgence absolue : encore une fois, ce sont ceux qui en ont le plus besoin qui sont privés de soins.

Je tiens aussi à saluer ici le travail des Restos du Cœur : c’est le deuxième élément. Ils ont lancé lundi dernier leur 22ème campagne. Ils sont devenus indispensables pour des centaines de milliers de démunis et de sans-abris, qu’ils aident à survivre pendant les mois d’hiver. Mais leur action ne doit pas conduire à nous voiler la face : ceux qui ont besoin des Restos du Cœur pour survivre sont chaque année plus nombreux. Ils ont ainsi augmenté de 6% entre 2004 et 2005.

Enfin, plus récemment encore, un sondage commandé par Emmaüs a révélé que 48% des Français pensent qu’ils pourraient devenir un jour SDF (62% des 35-49 ans et 74% des ouvriers !). C’est un chiffre lourd de sens. Il en dit long sur le fait que l’avenir, pour beaucoup de nos concitoyens, n’est plus rien d’autre qu’un facteur d’inquiétude.

J’ai voulu parler dans le même post du problème de l’accès aux soins des bénéficiaires de la CMU, des Restos du Cœur et de l’étude d’Emmaüs pour une raison simple. Ce sont trois facettes d’une même réalité : après cinq années de gouvernements de droite qui n’ont pas su enrayer la machine à fabriquer des inégalités, notre société se fragmente sous nos yeux.

Je veux le réaffirmer ici avec la plus grande force : la lutte contre les inégalités est au cœur de mon engagement politique. C’est le premier des combats pour les socialistes. C’est un défi pour la gauche.

dsk




Extrait du blog de DSK: ici

La génération précaire

Bonjour à toutes et à tous,

Le 29 septembre dernier, le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné le dirigeant d’une PME parisienne à 25 000 euros d’amende et à 6 mois de prison avec sursis pour « travail dissimulé » : il employait cinq stagiaires non rémunérés pour effectuer un travail que les juges ont estimé être celui de salariés sous contrat.

Chaque année, 800 000 conventions de stage sont signées. Selon l’Agence pour l’emploi des cadres (APEC) 90% des étudiants de niveau Bac+4 ou plus ont fait au moins un stage. C’est un chiffre colossal, qui comprend aussi bien les stages réalisés dans le secteur public que dans le privé. Encore une fois, ce sont les jeunes qui se trouvent en première ligne. Trop souvent, un stage faiblement indemnisé, ou même non rémunéré, est devenu pour eux une antichambre obligatoire pour espérer décrocher un contrat de travail plus durable.

Les conséquences sont nombreuses : les inégalités s’accroissent entre ceux qui ont des moyens suffisants pour occuper une activité non rémunérée et les autres ; les salariés sont mis en concurrence avec des stagiaires souvent plus qualifiés qu’eux, mais qui sont obligés de se contenter d’une rémunération moindre ; les diplômés auxquels on ne propose que des stages - et ils sont nombreux - choisissent souvent de quitter le pays.

C’est pourquoi cette décision de justice revêt une importance capitale. Elle amorce un virage de la jurisprudence en faveur des centaines de milliers de stagiaires que compte aujourd’hui notre pays. C’est aussi une décision qui doit beaucoup au travail de Génération Précaire. Je les ai rencontrés il y a quelques semaines, et j’ai décidé de leur apporter mon soutien en signant leur pétition (vous pouvez le faire en cliquant ici). Je les félicite pour leur mobilisation.

Le statut des stages en entreprise date de 1978 ! Il est plus que temps de le réformer. Il est plus que temps d’interdire les stages non rémunérés. Il est plus que temps d’introduire une progressivité de la rémunération en fonction de l’âge, du niveau d’étude et de la durée du stage !

C’est, une fois de plus, une question de volonté politique.

dsk


Extrait du blog de DSK: ici

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